Code couleurs :
=>Tom
=>Narration
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[...] - Oh Tom ! Tu viens !?
- Ouais ouais t'inquiètes j'arrive !
Je les vois se diriger vers le hall du lycée. Là, je commence par me poser des questions, où ils vont le self c'est pas du tout là !
- Hé, les gars, le self c'est à côté du bâtiment D, où vous allez ?
J'espère ne pas avoir fait de gaffes, et je me dis que j'aurais dû me la fermer quand je les vois tous se retourner vers moi, dont certains rigolent déjà de ce que je viens de dire.
- Non mais Tom, déjà que l'école nous saoule on ne va pas y rester pour y mangé ? Tu veux rester ici à manger, comme des chiens, ce qu'on te donne à bouffer ?
- Non...non.
- Bon ok, c'est réglé !
- ....Attendez ! Vous croyez qu'on va avoir des ennuis ?
- Non... pourquoi tu veux qu'on est des ennuis, on est amis n'est ce pas ?
Je sais que c'est mal, de sortir du lycée quand on n'en a pas l'autorisation, ou même sécher des cours, mais Luca a dit qu'on était des amis, et il n'est pas question pour moi de faire filer des amis. Je rejoins mes potes, plus vite que je ne l'aurais imaginé et nous sortons du lycée pour aller dans un kebab non loin de là. Je n'ai jamais mangé une bouffe pareille ! Mais bon, vaut mieux faire les connaisseurs. La journée avec mes nouveaux potes est extra, ils sont gavé cool, 'se prennent pas la tête pour les cours et des conneries du genre. Dans l'aprèm, on est allés au cinéma, y'avait un super film. Naturellement, je suis venu avec eux mais un peu à contre c½ur, je sais que ce qu'on fait n'est pas bien du tout.
Des semaines similaires passent...
- Alors, comment c'est passé ta journée, mon lapin ?
- Arrête de m'appeler comme ça c'est débile !
- Pardon, oui tu es un grand jeune homme maintenant, je n'ai plus à t'appeler comme ça.
- Ouais, bon je monte dans ma chambre !
- Hé Tom, tu me racontes ta journée ?
- (au loin) Bien bien...
- Oh Tom, tu reviens ici, tu viens me parler ici !
- PFFFFF Putain tu fais chier là !
- (surprise) Non, mais ça va pas de me parler comme ça !
- 'Tin tu peux me lâcher deux secondes là ! J'en ai marre de toi, à me poser trois cents questions !
- Tom...eh, je t'ai juste demandé si ta journée c'est bien passée tu me réponds un « Bien, bien... ». Si je te demande ça, c'est parce que je veux savoir si tu t'es fait des amis, si les cours sont intéressants...
- Oui, j'ai des amis et non les cours sont merdiques !
- Ah, c'est quoi le problème ?
- ...Le problème c'est toi, tu me gaves là avec tes questions de merde, j'me tire !
- Tom ! Attends !... TOM !!
J'ai déjà passé le portail et commencé à tracer, j'veux plus la voir ! Comment elle me saoule ! La mère de Luca, elle lui laisse faire ce qu'il veut lui au moins ! Moi faut toujours qu'elle soit dans mon dos à me dire ce qu'il faut que je fasse ou non. J'suis grand maintenant !
J'ai conscience que je lui ai fais du mal en lui parlant comme ça mais merde là, elle m'étouffe ! En fait, j'ai remarqué mon comportement depuis le début de la rentrée depuis que je connais Luca et sa bande. Mais eux au moins ils viennent pas me chercher la petite bête, ils sont gavé cool. Je me dirige vers la maison d'un de mes potes, Mario. Ce gars habite juste à côté de chez moi, c'est pratique. Je sonne à sa porte et c'est Luca qui m'ouvre :
- Hey mec qu'est que tu fous tu devais pas rester chez ta vieille ?
- Si, mais elle me saoule gavé, j'me suis cassé. Ca dérange pas si j'reste avec vous ?
- (au loin Mario) Mais non rentre t'inquiète. T'es chez toi ici !
Je ferme la porte blanche derrière moi, et trouve mes copains tous assis dans un canapé en angle à regarder la télévision, une grande télévision. Sa situation n'est pas du tout comme moi, mais bon, tant mieux d'un côté. Les gars se sont resserrés pour me laisser une place au milieu. Un match de foot est au programme ce soir. Toujours aussi bruyant quand le ballon arrive près des caisses. Certains gueulent des « OUI OUI ?? » d'autres se lèvent complètement et crient des « Putain il y était là !! MERDE ». Moi je n'aime pas gavé ce jeu, c'est trop simple.
La soirée est toujours aussi agréable, et les garçons discutent de temps en temps de ce qui leur passe par la tête. Le portable de Tom n'arrête pas de vibrer et à chaque fois ça tombe sur sa mère de toute façon qui ça peut bien être d'autre à part quelqu'un qui s'est trompé de numéro. Tom raccroche bien évidemment le téléphone pour l'éteindre après vu que ça n'arrête jamais. Ils terminent cette soirée en regardant un film que Willy, un autre pote, avait apporté.
- Pour terminer cette soirée, de mecs, en beauté, je vous ai fait un ptit cadeau les gars.
Il brandit de son sac de cours, un dvd X bien connu, en s'exclamant : « Le meilleur ! »
Les gars jubilent à la vue de cette boîte rectangulaire et dire en c½ur : « Mets-le ! Mets-le ! »
Un vrai comportement masculin. Luca va chercher des boissons dans le frigo de son ami, et se réinstalle en donnant à chacun une bière. Tom regarde le film un sourire au coin des lèvres, alors que certains bavent déjà devant. Puis un instant, Tom tourne la tête vers celle de ses potes et voit les sales têtes qu'ils ont en matant ce dvd. Mario tourne à son tour sa tête vers Tom puis d'autres suivent et c'est le fou rire général.
Lors des mois suivants, la bande de Luca apprécient de plus en plus Tom, et le considèrent déjà comme un indispensable. Le seul truc qui manque c'est le look. C'est vrai que les cheveux qui descendent jusqu'à la poitrine, c'est pas vraiment stylé. Mais il est hors de question pour Tom de se couper les cheveux sinon il l'aurait fait depuis longtemps. C'est lors d'une autre fête avec d'autres amis, que Willy trouve l'idée et la propose à ses potes sans que Tom ne le sache. Tous sont d'accord et propose à Tom de lui faire changer de look, un peu plus décontracté.
A la fin de la journée, Tom ne se reconnaît plus trop mais avoue apprécier ce nouveau Tom : il porte des dreadlocks avec un bandeau sur le front couronné par une casquette blanche où des lettres « NY » sont brodés de la même couleur. En revanche ces potes se sont trompés pour la taille des vêtements :
- Hé mais je suis pas un mammouth non plus ! C'est quoi ces trucs là !
- Mais t'es con ou quoi Tom ! C'est ça le truc, ça fait gavé stylé des vêtements larges.
Un baggy et tee-shirt XXL habillent Tom, un style « gangster hip-hop » au goût de certains.
Au fil du temps, Tom s'habitue à ses nouveaux vêtement et jure qu'à s'acheter des identiques.
- Il manque encore quelque chose... fit Luca en examinant son copain de haut en bas.
Quelques heures plus tard, ils sortent tous d'un magasin de piercing et Tom touche du bout des doigts le sien. C'est toujours en peu bizarre d'avoir un piercing à la lèvre. Ca gène, on veut l'enlever, on se tripote sans arrêt mais lorsque la nuit arrive et Tom rentre, il se regarde dans la glace de sa chambre et se trouve plus qu'irrésistible et comme dit Mario, ça va plaire aux filles. Sa mère, désespérée, ne s'occupe plus de son fils et le laisse vivre comme il le souhaite et « C'est mieux pour tout le monde » pense sa mère.
Ca fait bientôt 1 an que Tom connaît ses potes. Au départ, il se sentait de trop avec ses garçons. Ils n'avaient pas la même vision des choses, les mêmes intérêts, le même état d'esprit. Mais avec le temps, et sans s'en rendre compte vraiment, Tom s'est fait une place parmi eux.
On s'arrête devant un club dont le nom est écrit par des faisceaux lumineux rose fluorescent. Mes potes sourient, se frottent les mains et rigole tous. Je me joins à leur délire et nous entrons dans la boîte branchée. C'est la première fois que j'entre dans une boîte de strip tease et j'avoue être excité. Depuis le temps qu'ils m'en parlent. Oui, ça fait un moment que mes potes insistent pour qu'on aille ensemble dans un club pareil et ça commençait à me mettre l'eau (ou la bave plutôt) à la bouche.
Sur le côté, plutôt vers la droite, il y a un bar où certaines personnes se sont accoudées, des bouteilles à moitié remplies ornent le comptoir tout en regardant le spectacle. C'est au milieu de la salle, sur un grand comptoir, que six filles dansent très sensuellement au tour d'une barre de fer sur une musique entraînante. Tout autour, des garçons sifflent les filles, d'autres veulent les toucher. Puis il y en a, comme moi, qui se sont assis sur des chaises et matent les danseuses légèrement habillées. Certaines d'entre elles se débarrassent de leur soutien gorge et les balances sur la foule de garçons en délire. Mais pour moi, mes yeux n'ont pas quitté cette gogo-danseuse qui lance ces cheveux de droite à gauche. Elle se colle à cette barre et sa jambe caresse sensuellement celle-ci de bas en haut et ainsi de suite. Elle n'a toujours pas ouvert les yeux, elle a l'air très concentrée. Je détourne mon regard pour regarder mes potes qui sont plus près des comptoirs. Moi, je reste ici sur cette chaise à regarder la seule danseuse qui m'intrigue. Son corps et ses moindres gestes sont en accords avec la musique. Elle porte un bustier noir dont les fils se croisent devant pour former un n½ud parfait. Habillée également d'un porte jarretelle noir et les collants forment des losanges.
Ses yeux s'ouvrent doucement et mon regard qui n'avait cessé de la suivre, se fixe instantanément comme pour la captiver.
Et ça marche. Elle ne regarde que moi et ne danse que pour moi. Sans m'en rendre compte vraiment, elle descend par des petites marches. Surélevée par des talons très fins, elle s'approche, féline, nos yeux toujours plongés l'un dans l'autre. Maintenant droite et face à moi, elle regarde un homme au loin, sûrement celui qui met l'ambiance. Et d'un claquement de doigt donné en l'air, la musique change et devient envoûtante. Elle pose ses mains sur mes épaules, écarte les jambes et s'assit sur mes hanches. Je me demande comment elle fait, mais elle arrive à se déhancher tout en laissant ses mains baladeuses me tripoter de ci de là. Je commence à avoir très chaud. Fixé, depuis qu'elle m'a fusillé du regard, depuis son premier regard sur moi. Je ne sais pas vraiment quoi faire et ça se voit, je stresse. Jusqu'à ce qu'elle se penche à mon oreille et souffle : « Laisse toi, allez babe... ».
Après ses mots dits d'une voix plus qu'excitante, sa langue commence par me lécher tendrement le cou. Mes mains se posent doucement sur ses cuisses résiliées et les caressent. J'entends un fin « Oui... »Et mes mains ne se contrôlent plus et se pose sur ses fesses. Un faible gémissement. Je continue, elle aime ça. Je colle nos bassins et c'est un deuxième gémissement. Belle mélodie. Elle se met face à moi, qui ne fixe que ses lèvres :
- Attends-moi, dans un quart d'heure, à la porte, au fond du club. Elle tient fortement mon menton pour que je puisse la regarder dans les yeux. J'hoche la tête verticalement et elle me répond par un clin d'½il avant de s'éclipser derrière les loges. Mon souffle est double, cette fille est super excitante. Elle m'a envoûté, je reste scotché.
Mon ange était noir. Une diablesse. Et j'irai la rejoindre...